Feuille du PIC (Programme International du Coeur ou du Citoyen)

Humanisme, Programme citoyen, Alternatives, Non-violence, Ecologie, Décroissance, Végétarisme, Médecine douce, Energie renouvelable, OGM, Empreinte écologique, Inégalité Nord Sud, Philo cynique, Anarchisme, Spiritualité, Conscientisation, Auroville, la Nef, la Françafrique, Commerce équitable, Gandhi, Rabhi, Bové, etc. Lire la Charte http://feuilledupic.blogspot.com/2006/03/charte-du-pic-2006.html (liste parfois en bas de blog). Jean-Paul Alonso Mailto : jean-paul.alonso@hotmail.fr

22 mai 2012

Le nouveau gouvernement socialiste et la "crise"






Saintes, le 22 mai 2012


Madame, Monsieur,

Le Président Barack Obama accueille avec clémence les propos très libéraux du nouveau Président Hollande, qui ne bousculent pas les intérêts de l’empire américain, responsable de la « crise » qui a mis à mal l’économie mondiale et saignée à blanc l’Europe. Pendant qu’Hollande prêche la croissance en Europe, en Allemagne, à la réunion du G8 (les 8 pays les plus riches)
, les traders continuent à faire leur beurre sur le dos des Nations en profitant de la dérégulation financière et la planète et bon nombre d’êtres humains se meurent. De plus, si, selon la logique ultralibérale, la croissance était une des solutions pour relancer l’Europe, il faudrait s’y prendre autrement. Faisons le point :



Qu’est-ce que la doctrine ultralibérale ? L’expression ultralibérale est née de la généralisation et du durcissement du capitalisme sur terre après 1990. Cette doctrine admet - en théorie - une intervention encore plus limitée de l’État dans les affaires économiques que le libéralisme classique. Elle est responsable de la privatisation outrancière de l’économie et des services publics, des délocalisations et de l’abolition des frontières pour la libre circulation des capitaux. La doctrine ultralibérale a pris une telle ampleur qu’on l’a confond avec la mondialisation après la chute du Mur de Berlin et l’entrée de la Russie et de la Chine dans le commerce international. Cuba est l’un des derniers bastions du socialisme à s’ouvrir au commerce international en 2010.
La doctrine ultralibérale a été balayée (ou couronnée) par la «crise» débutée en 2007 aux États-Unis (voir note), qui a déclenchée une intervention massive des États pour sauver les banques d’affaires, sans remédier aux abus de la spéculation avec de nouvelles lois (première mesure qu’aurait dû proposer avec l’abolition des paradis fiscaux, le nouveau gouvernement socialiste en 2012). La dérégulation financière, l’accélération de la rapidité des opérations boursières internationales et l’augmentation des volumes échangés, font que les États gouvernent de moins en moins les intérêts des Nations. Les maîtres de la nouvelle mondialisation capitaliste sont les centres d’affaires, les banques, les bourses, les firmes internationales, la Banque mondiale, le FMI, etc. Les nouveaux milliardaires, véritables seigneurs du monde, ont des pouvoirs et des fortunes supérieurs aux États - tous endettés - et entraînent certains d’entre eux dans leur chute. De plus en plus de pays sont étouffés par les délocalisations, le pillage de leurs ressources naturelles ou économiques et ne sont plus qu’un territoire géographique à la dérive sur la carte mondiale. Ils ont cessé d’exister en tant que Nation souveraine des peuples. L’Europe elle-même avec la zone euro est en voie d’implosion. Nul doute, en plombant les économies réelles, en augmentant le nombre des affamés sur terre, les traders américains ont provoqué une cruelle décroissance économique, qui sème la désolation sur terre. Ironie du sort, le concept de « décroissance »des altermondialistes ne mise pas sur les opérations de type génocidaire provoquées par les crises financières incontrôlées, bien au contraire, ils recherchent la maîtrise de l’économie-monde, pour que tout les pays prospèrent sur la planète. Mais cette prospérité ne s’obtiendra pas sans respecter les grands équilibres naturels, but des mouvements écologiste, « décroissant » et altermondialiste.

Croissance ou décroissance économique ? J’ai dit « décroissance économique » et non « décroissance » parce qu’il convient de préciser, qui et quoi doit décroître dans ce monde où deux milliards de personnes sur les sept milliards n’ont pas accès à l’eau potable, et où, dans un contexte de production alimentaire record selon l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), 925 millions de personnes sont sous-alimentées contre 826 millions en 2002, merci les traders ! Cet objectif s’adresse principalement aux pays industrialisés comme le nôtre (pas des pauvres) qui vivent aux dépens de la biosphère et des pays du Sud. Ensuite il convient de s’entendre sur quelle base doit s’établir cette décroissance économique. On doit décroître en consommation, et croître dans tous les autres domaines (éducation, lien social, culture, partage des peuples, etc.). La décroissance pour la décroissance n’a pas plus de sens que le profit pour le profit. Il faut pour avoir une chance d’être entendu, dire pourquoi et comment l’économie doit décroître. Appliquer la charte du consommateur responsable dans mon essai, le Guide de la révolution non-violente (en vente dans toutes les librairies dont la Bouquinerie, Peiro Caillaud et à la Maison de la presse à Saintes) est un premier pas individuel, qui doit s’accompagner d’une politique gouvernementale audacieuse. Sortir du consumérisme et du productivisme n’interdit pas d’alléger la peine humaine avec la machine. Mais je crois qu’aucun de nous ne souhaite voir des catastrophes écologiques et voir disparaître l’humanité sous ses déchets. Nous devons disposer des bonnes informations pour corriger nos comportements. Le projet d’une économie décroissante, réelle et non faussée n’est pas nouveau.

Un rappel historique ne fait jamais de mal : Les discours sur la décroissance apparaissent en Occident chez les philosophes cyniques grecs comme Diogène de Sinope (~413-~327 av. J.-C.) pour qui, il n’est plus question de se réfugier dans la possession de biens matériels, de richesses, il faut se montrer apte à se suffire à soi-même. Les épicuriens et les stoïciens tiendront les mêmes propos. Plus proche de nous, l’économiste britannique T.R. Malthus (1766-1834) montre que dans l’Angleterre du XIXème siècle la croissance de la population est supérieure aux subsistances qu’elle est capable de produire. Le physicien français Sadi Carnot (1796-1832) montre avec la deuxième loi de la thermodynamique que le processus de transformation de l’énergie en mouvement n’est pas réversible. Prenons un exemple : quand on fait tourner une dynamo avec un moteur à essence, l’énergie électrique récupérée à la sortie de la dynamo est moindre que celle produite par le litre d’essence, c’est la loi d’entropie de la thermodynamique. Même les énergies renouvelables : éolienne, solaire (photovoltaïque, thermique), hydroélectriques (marée, barrage), etc. fonctionnent grâce à des installations qu’il faut renouveler, il n’existe pas de « développement durable » infini. L’activiste américain H.D. Thoreau (1817-1862) est le précurseur de la simplicité volontaire. Les travaux de l’ukrainien Sergueï Podolinsky (1850-1891) concilient l’écologie et le socialisme, mais il échoue à convertir Marx à l’écosocialisme. Dans les années 1960 des penseurs comme Cornelius Castoriadis, Ivan Illich, André Gorz, François Partant, défendent un monde plus sobre. N. Georgescu-Roegen inspiré par la deuxième loi de la thermodynamique, invente la bioéconomie et défend l’idée de la décroissance économique dans son livre paru en 1971. Ces travaux majeurs démontrent la nécessité d’une décroissance économique dans les pays industrialisés. En 1972, le premier rapport du Club de Rome « Halte à la croissance » et la Conférence de Stockholm alertent les politiques sur les limites de la planète. Le concept d’empreinte écologique (voir note) des Canadiens Mathis Wackernagel et William Rees dans les années 1990, démontre scientifiquement - cette fois - que l’humanité vit au-dessus des moyens de la biosphère. L’empreinte écologique mondiale (voir note) - qui est le produit de la consommation et de la démographie - a dépassé les capacités terrestres depuis les années 1980. En 1992 le principe de précaution envers l’environnement apparaît à la Conférence de Rio et au Sommet de la Terre. Il est repris dans le traité de l'Union européenne de Maastricht la même année, et est reconnu par la France en 2005 dans la Charte de l’environnement. Le colloque de l’UNESCO de 2002 « Défaire le développement, refaire le monde », va dans le même sens. Mais après la « crise » qui a appauvri les pays riches, la Conférence de Johannesburg en 2011 a liquidé les engagements de Rio. Encore un mauvais coup de la finance qui rappelle la crise des années 1930, qui a précipité le monde dans la guerre. Pourtant les premiers économistes classiques du courant libéral, d’Adam Smith (1723-1790) à J.S. Mill (1806-1873) n’ont pas prôné une croissance infinie du capital ou du PIB comme on le voit de nos jours avec les ultralibéraux. Il faut attendre les économistes néoclassiques pour voir apparaître l’hypothèse de substituabilité des facteurs, qui signifie que le capital intellectuel et matériel réunis pourrait se substituer indéfiniment au capital naturel disparu. En reprenant l’exemple précédant, c’est affirmer que la valeur énergétique du litre d’essence se retrouvera un jour à la sortie de la dynamo grâce à nos cogitations savantes.
Au constat d’une fin prochaine de la société d’abondance - due à la finitude des ressources terrestres et à la démographie incontrôlée - qui pourrait augmenter les guerres pour le pétrole, l’eau douce, etc., s’est ajouté ces dernières décennies le constat alarmant de la destruction des espèces vivantes : Edward O. Wilson (La diversité de la vie, Odile Jacob, 1993, cité par Latouche dans Le Pari de la décroissance, Pluriel, 2010), avance la disparition de 27000 à 63000 espèces par an. A cela s’ajoute la menace du climat : la fonte des banquises, les sécheresses, les inondations, les ouragans. Le professeur Dominique Belpomme (Ces maladies créées par l’homme, Albin Michel, 2004) nous apprend que la stérilité du sperme humain pourrait éteindre l’humanité vers 2060. L’une des causes sont les pesticides comme le Gaucho et le Paraquat, qui sont aussi responsables de la destruction des abeilles. Le profit coûte que coûte a rendu l’humanité schizophrène et suicidaire. Vous l’avez compris, il faut décroître matériellement et en nombre pour mieux croître humainement et en qualité de vie. Nous devons commencer par croître dans notre éducation et notre humanité avant de pouvoir décroître dans notre consommation. Un drogué privé de stupéfiant est encore plus malheureux. La sobriété et la convivialité sont la méthadone de la décroissance économique. En dehors des écologistes, qui occupent des strapontins dans le nouveau gouvernement socialiste, les partis politiques dominants européens négligent l’interdépendance de l’humanité et de la nature. Pis, ils ne sont pas plus compétents pour gouverner avec les valeurs ultralibérales où les anglo-saxons sont passés maîtres. Je vais rentrer volontairement dans cette logique ultralibérale, afin de démontrer que les petits socialistes ultralibéraux français se trompent autant que leurs prédécesseurs ultralibéraux de droite.

Pourquoi la Banque centrale européenne doit dévaluer l’euro ? En 1944 afin de favoriser l’expansion économique et le commerce international, 44 pays signent les Accords de Bretton Woods. Les signataires s’engagent à défendre les parités des monnaies par rapport au dollar dans une fourchette de 1%, puis 2,25% en 1971. En 1976 se verrou saute avec les Accords de la Jamaïque. La parité des monnaies n’est plus garantie depuis, et les taux de convertibilité sont libres et flottants. Le dollar est devenu la monnaie dominante au monde. La création de la zone euro avec 17 pays européens de capacités économiques très différentes est en grande partie à l’origine de l’aggravation de la crise européenne de 2008-12.
Effectivement l’euro a été évalué dès sa création en fonction de l’économie allemande et non pour la moyenne européenne. Le fossé s’est creusé avec la surévaluation de l’euro par rapport au dollar, qui favorise l’économie américaine par rapport à la zone euro. Une solution pour baisser la dette des pays de la zone euro consisterait à dévaluer l’euro. Une parité 1$=1€ baisserait les dettes publiques de la zone de 30 à 40%. Ce n’est pas ce qui était prévu par notre précédant gouvernement, pas plus que le gouvernement socialiste qui vient de le remplacer. Rappelons que le franc a été très souvent dévalué par rapport au mark dans les périodes économiques difficiles autant sous les gouvernements de droite que de gauche (voir note). De nos jours l’euro vaut 30 à 40% de plus que le dollar et défarorise l’Europe. La stratégie de la dévaluation monétaire n’est pas pénalisante, bien au contraire (voir note) Quand une monnaie est dévaluée, il s’en suit une relance des exportations, de l’emploi, puis de la demande intérieure, l’économie se porte mieux, et la croissance économique nationale ou du groupe de pays repart à la hausse. Les comptes de l’Etat (ou du groupe d’Etats) se redressent et si l’embellie économique se poursuit, l’Etat peut reconstituer ses réserves et réévaluer sa monnaie. Les pays européens doivent s’opposer à la domination de l’Allemagne en Europe et à celle des Etats-Unis dans le monde. Sinon les pays acculés comme la Grèce - dont l’économie est de 65% plus faible que la valeur actuelle de l’euro - devront reprendre leur monnaie nationale et les pays comme la France continueront à manger du pain noir.


La dette de la Grèce est-elle le problème de l’Europe ? Après la crise arrivée en Europe en 2008, suite à des produits spéculatifs toxiques américains, les subprimes (voir note), la zone euro a été victime en 2011 de nouvelles attaques spéculatives, avec pour prétexte l’incapacité des européens à venir à bout de la dette grecque. Il serait plus juste de dire que les spéculateurs encouragés par les agences de notation américaines ont perdu confiance dans les obligations émises par les États de la zone euro. Pourtant, les 517 milliards de dollars de la dette grecque (166% de son PIB) ne représente que le vingt-troisième de la dette de la zone euro, qui s’élève à 11828 milliards de dollars. Les plus fortes dettes européennes sont celles de l’Allemagne, 2997 Milliards de dollars (83% de son PIB), et de la France, 2438 milliards de dollars (87% de son PIB). Pour taire les spéculateurs, nous devons ajouter à la dévaluation de l’euro, la mutualisation de la dette européenne entre les 17 Etats avec l’émission d’eurobons, auxquels hélas, s'oppose l’Allemagne. Le problème européen est avant tout un manque de solidarité. De plus, la dette globale de la zone euro est inférieure à son PIB (78%) contrairement à celle des Etats-Unis (100%) et du Japon (233%). Notons encore que les Banques centrales américaines, anglaise et japonaise ont créé de la monnaie, ce qui a pour effet de dévaluer leur monnaie, de baisser leur dette (monétisation de la dette), et de favoriser la relance nationale. La Banque centrale européenne a moins pratiqué l’interventionnisme parce qu’elle craignait la relance de l’inflation. De ce fait, l’euro se maintient toujours entre 1,3 et 1,4 dollar en pénalisant les exportations européennes et l’emploi. Les Européens ont misé principalement sur la rigueur en baissant les dépenses publiques, ce qui a eu des retombées funestes pour la plupart des pays européens les plus déphasés avec l’euro. Si de profondes réformes sont à faire dans certains pays de la zone euro pour assainir les finances publiques, elles ne pourront porter leurs fruits qu’avec un euro dont le prix sur le marché monétaire correspond à la réalité économique des 17 pays et non plus de la seule économie allemande.


Notes : Pour des explications sur la « crise », l'empreinte écologique, etc., voir les autres pages de ce blog. Les chiffres annoncés ici sont ceux du FMI publiés dans Le bilan du monde 2011, éd. Le Monde.
Si l’on considère les dévaluations appliquées au franc par rapport au mark on obtient : -17,5% en 1958, -12,5% en 1969, -5% en 1974, -8,5% en 1981, -5,75% en 1982, -8% en 1983, -6% en 1986, -3% en 1987.



Invitation au « Cercle politique 2012 » : Le Cercle politique 2012 réunira des personnes qui veulent assister ou prendre part à des discussions qui auront pour thème « une autre manière de faire de la politique ». Le Cercle se réunira en septembre. Si vous êtes intéressé, merci de vous faire connaître en donnant vos disponibilités à jean-paul.alonso@hotmail.fr ou à Anoso Maisons des associations 31 rue du Cornier 17100 Saintes.  







15 janvier 2011

Une civilisation criminelle

Saintes, le 26 janvier 2010
Madame, Mademoiselle, Monsieur,
Cette lettre s’adresse à toutes et à tous. Chacun de vous, quel que soit son milieu et son éducation, peut la relayer à son voisin, afin que des discussions s’amorcent et débouchent sur une prise de conscience collective. Et que des réseaux de résistance se tissent contre l’infamie et la barbarie organisées. Voici mon propos :
Le bilan de 2009 : L’année 2009 a été encore marquée par des événements qui montrent que le monde est malade et sur une mauvaise voie. Les émeutes de la faim en 2008 (Cameroun, Egypte, Mexique), témoignaient que ce fléau augmentait dans le monde. Mais la « crise financière » a balayé les promesses d’aide faites à la conférence de la FAO de juin 2008 et celles faites par le G8 (les pays les plus riches) en juillet 2009, qui étaient respectivement de 14,6 et de 13,3 milliards d’euros. La date de 2025 pour venir à bout d
e la faim dans le monde n’est même plus avancée. En parallèle, le soutien apporté au secteur financier sans garantie par les Etats (le G20), nous les contribuables, s’élève à 5000 milliards d’euros, alors que les banques en déroute ont spolié les économies réelles en augmentant le chômage et la faim dans le monde. Plus de cent mille personnes vivent toujours dans la rue en France. La dette de notre pays est passée de 1210 à 1450 milliards d’euros de 2007 à 2009 (+20%). Les pays développés, absents du rendez-vous de la FAO en novembre, ont abandonné plus d’un milliard de malnutris. Le président américain, qui a reçu le prix Nobel de la Paix, a envoyé trente mille soldats supplémentaires en Afghanistan pour soi-disant lutter contre le terrorisme international. Les Etats-Unis sont responsables de la « crise financière », mais la suprématie du dollar, qui n’est pas dénoncée, continue à spolier les économies réelles des autres pays, et à freiner la reprise. On ne s’étonnera pas, qu’aucune régulation de la spéculation financière ne soit prévue. La Conférence de Copenhague sur le réchauffement climatique est un échec, alors que les experts du monde entier sont unanimes sur l’urgence à prendre des mesures. De plus, les deux cartes ci-contre du réchauffement climatique et de la pauvreté dans le monde (en foncé les zones les plus critiques), nous montrent que les pays les plus pauvres sont les plus exposés au réchauffement climatique. La chute des cours des matières premières, due à la « crise financière », diminue les recettes des pays exportateurs les plus pauvres. La situation humanitaire va s’aggraver dans des proportions jamais atteintes. Les pays du Sud réclament à juste titre un dédommagement au Nord pour les préjudices climatiques qu’ils subissent. Ce sont bien les activités humaines du Nord qui en sont responsables3. La première carte ci-contre montre, à première vue, que les pays du Nord subiront, avec le réchauffement, moins de préjudices que ceux du Sud. Ils pourront même aller exploiter le pétrole du Groenland qui fond (Atlaséco 2010). Pourtant, certains pays du Nord situés au niveau des mers disparaîtront sous la montée des océans, en provoquant des migrations humaines sans précédent. Les experts reconnaissent que la raréfaction des matières premières à terme provoquera des guerres entre les Etats. Les émeutes de la faimdégénèreront dans le Sud en guerre civile et pourront gagner le Nord. En ce mois de janvier 2010, un terrible séisme a anéanti Haïti. A ce jour, on parle de 112000 morts, de 150000 disparus, 200000 blessés et plus d’un million de sans-abri. A quoi servent nos satellites d’observation et notre instrumentation scientifique pour ne pas prévenir de telles catastrophes humaines ? Des pays se pressent pour reconstruire, alors qu’il faudrait évacuer cette zone sismique pour mettre à l’abri les populations des futurs séismes. Face à la situation internationale, les couacs français sur l’identité nationale et la vaccination contre la grippe, et j’en passe et des meilleures, apparaissent comme très secondaires. Le ridicule ne tue pas, sauf quand il est à la tête des Etats.
Réchauffement climatique1
Pauvreté dans le monde2
Une civilisation criminelle : La Déclaration des droits de l’homme, les régimes constitutionnels, les démocraties représentatives, les instances internationales comme l’ONU, la Banque mondiale, l’OMS, etc. représentent de nos jours un arsenal institutionnel, qui sert de devanture à un système politique et économique mondial inégalitaire, criminel et suicidaire. La maîtrise de l’énergie et le machinisme ont mis un terme à la traite négrière, qui donnait jadis la force de travail. Mais l’esclavage est maintenu sous d’autres formes, et le pillage des ressources du Sud assure les énormes besoins de l’industrie en énergie et matières premières des pays du Nord et de leurs vassaux comme la Chine. La machine qui aurait pu alléger la peine humaine a été mise au service des mêmes exploiteurs que jadis. L’interdépendance des pays, née de la mondialisation, n’a pas réussi à mutualiser les risques économiques et à endiguer la pauvreté mondiale. Bien au contraire, l’exploitation inégalitaire repose sur la dissociation entre les pays-ressources (minerais, pétrole, bois, etc.) du Sud, les lieux de transformation pour beaucoup en Asie (la Chine est qualifiée « d’atelier du monde », le Brésil et l’Afrique de « fermes du monde »), et les consommateurs du Nord qui en profitent. Les Français ne voudraient pas mourir de faim sur leur territoire pendant que des pays étrangers s’approprient à bas coût leurs ressources pour les gaspiller. Les Français ne voudraient pas que leurs exploiteurs, qui sont par ailleurs les principaux pollueurs, viennent leur faire des leçons sur les émissions de CO2. Ils ne voudraient pas travailler dans les conditions des travailleurs du Sud, qui fabriquent la majeure partie de leurs produits de consommation. Les travailleurs et les consommateurs du Nord, victimes de la désinformation et de la manipulation, collaborent à ce système inégalitaire. C’est cette complicité qui doit cesser pour permettre de repartir sur des nouvelles bases de civilisation, justes et équitables. Les démocraties représentatives ne fonctionnent pas, à cause de la collusion entre les organisations politiques, certains experts scientifiques, et les lobbies marchands, qui ont des intérêts financiers convergents. Mais ce sont bien les électeurs qui vont aux urnes comme si de rien n’était. On jette la pierre à ceux qui accumulent d’immenses richesses, mais on collabore en confiant son argent à des banques qui spéculent, en achetant dans des supermarchés, ceux-là même qui rémunèrent des actionnaires. On a écrit les droits de l’homme, du travail, le principe de précaution, on parle d’écologie, on veut être respecté au travail, mais on achète des produits en provenance de pays asiatiques qui ne respectent pas les droits de l’homme ni la nature. Jusqu’à ces derniers temps, avec l’effondrement du bloc de l’Est, on s’imaginait que la croissance économique infinie, sur une terre aux ressources finies, et à la démographie galopante se poursuivrait indéfiniment pour le plus grand bien de tous. Nous savons en ce début d’année 2010, mieux que jamais, où nous en sommes tous, et connaissons l’incapacité de nos institutions et des Etats à régler les problèmes.

Que faire ? Il ne s’agit plus de « repeindre en vert la machine» en fabriquant des biens respectueux de l’environnement pour remplacer les anciens, en continuant à aggraver le réchauffement et en gaspillant les ressources. Il faut changer de logique, et pas seulement économique ; l’économie n’est qu’un outil entre nos mains. Il faut réviser en profondeur nos notions du bonheur. Quand les deux blocs s’affrontaient durant la Guerre froide, on espérait que l’un des deux pouvait être le bon pour l’humanité. Mais les deux idéologies en conflit évoluaient dans le même paradigme, celui de la violence. Il faut radicalement changer de cap en donnant un grand coup de gouvernail. Nous devons sortir de nos cases idéologiques et politiques, pour raisonner globalement, en agissant localement, en mobilisant toutes nos forces. Nous devons accorder nos actes avec notre idéal social, changer nos gestes quotidiens de citoyens et de consommateurs, sans attendre les prochaines élections ou le prochain sommet international. Nous devons conquérir une civilisation juste, avec un comportement juste, qui incarne les valeurs des Lumières et de la République dont nous sommes si fiers.

Qu’est-ce qui nous empêche d’agir efficacement : Notre culture est en cause. Façonnés par beaucoup de privations dans le passé, les ères glacières, les guerres, nous avons l’habitude d’avoir la crainte de manquer, et nous accumulons, pour les plus chanceux, sans en mesurer les conséquences. Dans le passé les premiers hommes détruisaient comme nous leur environnement, mais ils étaient peu nombreux, et changeaient fréquemment de place ; la nature pouvait se renouveler. De même, les paysans de jadis pratiquaient la jachère pour reposer la terre. Nos outils surpuissants depuis les révolutions industrielles qui se sont succédé à partir du XIXème siècle, ont augmenté la production et la consommation au détriment de la nature et de la qualité de la vie. Nos civilisations « hors sol », prisonnières des villes, arrivent à consommer au Nord jusqu’à 7 fois ce que la terre peut produire. Les outils « du progrès » se retournent contre nous et nous le savons depuis les années 1970, où des experts prévoyaient déjà le réchauffement climatique engendré par les activités humaines. C’est le décalage temporel entre les dégradations de la nature et les catastrophes prévisibles, qui a fait pécher par optimisme les grands médias et les grands partis politiques, qui commencent seulement à parler en 2009 d’écologie et de réchauffement climatique. Les experts scientifiques du monde entier sont aujourd’hui unanimes sur les sombres perspectives de l’avenir de la planète. C’est notre illusion d’un monde matériel infini et d’une nature inépuisable, qui nous conduit à notre perte. Nous sommes victimes d’une gigantesque manipulation de masse, qui nous berce avec le chant des sirènes de la publicité, de la politique politicienne, des nouvelles technologies, de la surconsommation, de l’ostentation matérielle, qui motive la surproduction, la surexploitation des ressources, la spoliation du Sud et l’asphyxie de la terre. La solution du changement profond ne réside pas dans les urnes. Elle réside en premier dans le refus de collaborer à l’échelle individuelle à ce système dégradant, et à élaborer des programmes constructifs nouveaux pour un monde nouveau. J’ai écrit le Guide de la révolution non-violente, que vous consulterez avec profit pour cesser cette collaboration.

Changeons de paradigme : Un paradigme ne se décrète pas par une loi venant d’un Etat, ou d’une organisation politique. Il émane d’une culture humaine qui puise sa source dans des valeurs essentielles et les convictions profondes d’un groupe humain. Ces valeurs nouvelles doivent être humanistes, spirituelles et réalistes. Quand nous avons établi le lien qui existe entre l’information médiatique et les mensonges scientifiques et politiques ; la pauvreté du Sud et l’opulence du Nord ; l’enrichissement d’une minorité et la pauvreté ; la surproduction, la surconsommation et l’épuisement des ressources et le réchauffement climatique ; la collusion des intérêts des politiques et des lobbies ; la corruption et la violence des Etats, nous dévoilons les principales causes du paradigme de la violence, qui nous entraînent tous à notre perte. Les nouveaux savoirs scientifiques et les progrès techniques sont tous mis aux services de l’abêtissement, du matraquage et de l’appauvrissement culturel des masses. L’Education Nationale est tenue en échec par les outils surSaintes, le 4 décembre 2011puissants mal employés (jeux vidéo, télévision, téléphonie, etc.) qui gavent la jeunesse de bêtise. Les producteurs et les détenteurs des savoirs sont rendus incapables d’éduquer dans l’esprit républicain. Pourtant, les exploiteurs ne sont que des boutiquiers qui accaparent les richesses intellectuelles produites, pour servir leurs profits, sans en mesurer les conséquences générales. De la même façon, le consommateur naïf attend les soldes pour faire de prétendues « bonnes affaires » en achetant des produits asiatiques, et en augmentant la pollution (transport, non-respect de l’écologie) et le chômage dans son pays (délocalisations). Il serait regrettable d’abandonner indéfiniment la production intellectuelle à la cupidité, qui dévore les ressources terrestres sans faire des heureux au Nord, et engendre beaucoup de morts et de malheureux dans le Sud, tout en menaçant notre avenir. Le savoir doit être marié avec le bien-être, la culture, l’épanouissement des personnes et non la marchandisation outrancière. Cessons de collaborer. Faisons ensemble que la décennie 2010-2020 mette un terme au paradigme de la violence, de la faim, et des catastrophes annoncées. Halte à la violence institutionnalisée par les profiteurs ! Halte à la barbarie !
Note 1 : Carte du réchauffement climatique p 4-5, Courrier International N° 1000 bis décembre 2009
Note 2 : Carte de la pauvreté dans le monde p 86, revue L’Histoire N°349 janvier 2010
Note 3 : Voir la carte des principaux pays émetteurs de CO2 , p 13 du Bilan Economie 2010, Le Monde

Comment la violence structurelle pille et affame le monde


Saintes, le 4 décembre 2011

Madame, Mademoiselle, Monsieur,

En 2009 je commençais mon bilan annuel ainsi : « (…) Les émeutes de la faim en 2008 (Cameroun, Egypte, Mexique), témoignaient que ce fléau augmentait dans le monde. Mais la « crise financière » a balayé les promesses d’aide faites à la conférence de la FAO de juin 2008 et celles faites par le G8 (les 20 pays les plus riches) en juillet 2009, qui étaient respectivement de 14,6 et de 13,3 milliards d’euros. La date de 2025 pour venir à bout de la faim dans le monde n’est même plus avancée. En parallèle, le soutien apporté au secteur financier sans garantie par les Etats (le G20), nous les contribuables, s’élève à 5000 milliards d’euros. » A cela s’ajoute aujourd’hui l’échec du sommet sur le réchauffement climatique de Cancun, jusqu’à 5°C de réchauffement climatique est annoncé. Le Protocole de Kyoto de 1997 demandait à 37 Etats industrialisés ou émergeants de réduire ou de limiter leurs émissions de gaz à effet de serre. De plus, en 2010 sont apparues les faillites en chaîne des pays européens frappés de plein fouet par la « crise » : Grèce, Portugal, Espagne, Angleterre, Irlande, etc. La dette de ceux qui font bonne figure comme la France, augmente considérablement.

L’anoso vous informe : Suite aux investigations d'une journaliste du New York Times, Gretchen Morgenson, le sénateur démocrate Carl Levin de l'Etat du Michigan - dans lequel de nombreux Américains ont perdu leur maison – a présidé la sous-commission d'enquête chargée de faire la lumière sur Goldman Sachs. Après trois ans d’enquête menés par la justice américaine, la police fédérale (FBI) et l'autorité boursière américaine la (Securities and Exchange Commission ou SEC), cette dernière déposait le 16 avril 2010 une plainte pour "fraude" à l'encontre de la plus célèbre banque d'affaires au monde, la banque Goldman Sachs. Avec ses 30 000 salariés, aucun guichet classique, cette banque invisible au commun des mortels, qui ne vit que de la spéculation financière a une influence considérable sur l'économie mondiale. Elle est accusée d'avoir cherché à faire des profits sur le dos de milliers de foyers américains en difficulté, ruinés et à la rue.
Barack Obama qui a réformé insuffisamment depuis les marchés financiers américains, ne pouvait rêver meilleure occasion pour contrer le Parti républicain hostile à cette réforme. Au départ Goldman Sachs jugeait l'accusation « dénuée de tout fondement ». Et on pensait que si une transaction intervenait avec l'Etat, Washington pourrait bien convoquer les autres banquiers pour la même raison. Et les autres banques comme Deutsche Bank, qui a précédé Goldman Sachs dans sa mise sur le marché des CDO (collateralized debt obligations) liées à des crédits subprimes en cause, JP Morgan Chase, Morgan Stanley, UBS, etc., risquaient de voir des investisseurs leur demander également des comptes pour leur avoir vendu ces mêmes produits « toxiques ».
Les banques qui étaient accusées de s'être enrichies au détriment de leurs clients se défendaient en dénonçant les pertes qu'elles auraient subies sur le marché des « subprimes ». Pour démontrer sa prétendue bonne foi, Goldman Sachs déclarait qu'elle avait essuyé une perte de 1,2 milliard de dollars sur ses activités liées aux crédits immobiliers en 2007 et 2008. Incroyable mais vrai, Goldman Sachs avait reçu ensuite 10 milliards de dollars d'argent public américain.
Rappelons ce que sont les subprimes d’après un rapport* : « Le déclencheur de la crise 2008 qui retient l’attention, sans en être la cause unique, est sans nul doute la crise dite des subprimes dont les prémices sont perceptibles dès l’été 2006. Ces subprimes ont souvent été consentis par des courtiers - non soumis à la régulation bancaire - qui ont prêté à des particuliers dont les ressources étaient insuffisantes pour assurer les remboursements, en se basant sur une anticipation de hausse de la valeur de ces biens susceptibles alors d’être une garantie suffisante ou permettant de se désendetter par revente du bien. (…). Or, le cycle immobilier a conduit à un renversement de tendance : les signes d’un retournement sont inscrits dans les statistiques des troisième et quatrième trimestres 2005 ; les défauts de paiement apparaissent dans le premier semestre 2006 et des retards d’échéances s’accroissent dans des crédits hypothécaires autres que les subprimes, les prix de l’immobilier se mettant à baisser. Tout au long de l’année 2007, les défauts de paiement vont croissants. »
Début 2007, pour permettre au milliardaire John Paulson* à la tête de Paulson & Co - 45ème fortune mondiale - de spéculer sur l'effondrement de l'immobilier, Goldman Sachs avait créé Abacus 2007 AC-1, qui est un produit financier bourré de subprimes. Abacus est le fruit de la titrisation de créances immobilières (prêts immobiliers) regroupées au sein d'un même portefeuille puis cédées à un fond qui a placé ces titres auprès d'investisseurs. L'allemand IKB, notamment, achète des tranches du CDO et espère des rendements élevés, du fait de l'expansion du marché immobilier de l'époque. En décembre 2007, le directeur financier de Goldman Sachs, David Viniar, ordonne un délestage progressif de ces actifs toxiques suite aux lourdes pertes constatées. Goldman Sachs parie alors à la baisse sur ces titres qu'elle continue à vendre à ses clients pour le long terme. (C’est le Sénat américain qui a mis la main sur des e-mails prouvant ces faits.) Dès lors, son actif net serait tombé à 30 millions d'euros alors qu'il était précédemment estimé à 1,8 milliard de dollars. Ce qui se traduit par 1,77 milliard de dollars de perte pour les acheteurs, et l’équivalent en gain pour ceux qui pariaient sur la baisse des titres comme Paulson & Co qui a fait un milliard de dollars de profit en vendant de l'Abacus à découvert. Les investisseurs lésés comptaient bien poursuivre en justice les banques incriminées, à l'instar de la banque allemande IKB. Celle-ci a perdu 150 millions de dollars et a du, en 2008, être sauvée de la faillite par l'Etat allemand. De nombreuses autres banques d’affaires ont reçu de l’argent public.
L'affaire Goldman Sachs a été réglée à l'amiable mi-juillet 2010. Mais peu de personnes sont au courant. Les médias se sont montrés étrangement discrets sur cette fraude d'envergure internationale, qui est à l’origine de la fameuses « crise », qui n’est rien d’autre qu’un énorme « casse financier », un véritable vol de l’argent public et une spoliation des économies réelles. Goldman Sachs a versé la plus grosse amende jamais payée par une entreprise de Wall Street, soit 550 millions de dollars pour solder la plainte de la SEC, dont 300 millions de dollars versés au Trésor américain et le reste aux investisseurs ruinés. Alors qu’elle a reçu 18 fois d'argent d’aide publique (10 milliards de dollars). Les médias complices ou incompétents continuent d'appeler encore « crise financière » ce que je dénonçais dans mon dernier livre Guide de la révolution non-violente, publié fin 2008, comme étant une « gigantesque escroquerie du XXIème siècle ». La preuve aujourd’hui est faite. Les pays européens et les autres dans le monde paient la facture redoutable laissée par la première banque d'affaires et leurs complices.
Avant d’entrer dans le vif du sujet, je voudrai préciser certaines choses : La nouvelle loi sur les retraites n’est pas une réforme, parce que le mot « réforme » signifie : amélioration apportée dans le domaine moral ou social. Reculer l’âge de la retraite et augmenter les cotisations des travailleuses et des travailleurs est un recul social – nous l’avons tous bien compris – dans la mesure ou se sont celles et ceux qui travaillent le plus dur dans ce pays, qui en font les frais, alors que l’argent gagné en bourse par les spéculateurs - et qui ralentit les investissements dans l’outil de travail - est moins taxé que les revenus gagnés honnêtement par les salariées-s, les seules-s à produire les vraies richesses. De plus, cette soit disant « réforme » table sur l’augmentation de la durée de la longévité humaine, mais au train des contre-réformes actuelles, avec l’augmentation de la pauvreté, la baisse des remboursements des soins médicaux, la destruction des emplois due aux délocalisations d’entreprises et à la spéculation, la maltraitance qui augmente dans les emplois qui nous restent, l’accélération du rythme de vie, les effets désastreux de la pollution et des empoisements, nous pouvons mettre en doute l’idée que la longévité continuera à augmenter, voire à se stabiliser. Elle est en baisse aux Etats-Unis !
L’autre grande duperie entretenue par les médias qui sont les relais d’une intelligentsia affaiblie et corrompue repose sur l’idée qu’en retardant le départ à la retraite des seniors, nous allons résoudre le problème des systèmes de répartition des retraites. Effectivement, dans le contexte très défavorable de l’emploi qui est le notre, et sans mesures protectionnistes pour stopper l’hémorragie des délocalisations vers l’Asie, sans mettre un terme à l’euro fort face au dollar et à la monnaie chinoise, les produits européens sont chers. Ne pas prendre ces mesures en retardant la retraite des seniors revient à vouloir augmenter le nombre des actifs dans les entreprises qui ont des carnets de commandes en baisse constante. Le seul résultat qui nous attend avec la nouvelle loi est le retard de l’accès des jeunes à l’emploi. Le problème de financement va se déplacer d’une caisse à une autre. Les jeunes sont ceux qui ont le plus besoin de ressources pour fonder une famille, élever des enfants, faire la France de demain.
En résumé, les cotisations qui rentrent dans les caisses dépendent principalement du nombre d’actifs. La seule solution est d’augmenter ces actifs, la charge de travail, pas d’augmenter la durée des carrières. Et pour augmenter le nombre des actifs, il faut baisser la spéculation en la taxant plus que le revenu du travail, ce qui encouragera l’investissement dans l’outil de travail, il faut dévaluer l’euro, augmenter la demande, les commandes, la consommation en encourageant l’achat de produits français. Une réévaluation des salaires pour relancer la consommation serait une bonne mesure aussi pour les cotisations.
Venons-en maintenant à un autre sujet : Quel bonheur cela a été de voir depuis le printemps, les Françaises et les Français descendre dans la rue pour défendre la tête haute leurs droits face au gouvernement irresponsable. Nous étions des millions sur tout le territoire et sur le point d’aboutir tellement la révolte grondait et se durcissait. Gouvernement fantoche et patrons profiteurs tremblaient, nous touchions au but.
Comment se fait-il que des leaders syndicaux aient déclaré que nous avions perdu la lutte tout en ayant gagné « la bataille de l’opinion ». C’est ainsi qu’au lieu d’encourager le mouvement populaire jusqu’à l’annulation de la loi scélérate, des chantres de la politique politicienne ont dit qu’ils annuleraient cette loi s’ils arrivaient au pouvoir en 2012. Des tracts électoralistes sont apparus dans les manifestations, certains sur un double format ne parlaient plus de l’objet du mouvement social, et présentaient les futurs candidats à la présidence. Les Françaises et les Français ont été trahies-s par ces élites. A Saintes, après la manifestation du 23 novembre, les syndicats locaux qui se sont exprimés devant la sous-préfecture, ont répété, pour certains, les propos des briseurs de mouvements sociaux. Peu après, des candidates-s à la présidence de 2012 prétendues-s de « gauche » se sont déclarées-s. Pourtant, certains partis de gauche se sont déclarés pour une augmentation de la durée des cotisations pour les retraites. Rappelons que c’est en 1906 que la CGT adopte la « charte d’Amiens » pour supprimer le lien organique entre partis politiques et syndicats, pour mener leurs actions en toute indépendance. Aujourd’hui ce n’est pas seulement la minoration de nos futures retraites que nous vivons, mais également l’enterrement de première classe de la contestation sociale, orchestrée par le politique et certains syndicats complices.
Le gouvernement avait annoncé via les médias que ceux qui ont commencé à travailler avant 18 ans n’étaient pas concernés par la nouvelle loi. J’ai appelé les caisses, et j’ai appris qu’il fallait attendre la parution des décrets d’application de la loi pour en janvier 2011 pour le savoir. Mais que le fait d’avoir travaillé avant 18 ans serait une des conditions du départ anticipé à la retraite mais pas la seule. Le nombre de trimestres cotisés interviendra également, il devrait être, a priori, être supérieur à 40 anuités. Rappelez-nous au mois de janvier pour connaître les décrets. Encore une fois, on nous a menti !
Plus que jamais, le Guide de la révolution non-violente reste le guide du résistant à ce système odieux. Les Françaises et les Français reniées-s par ces prétendues élites doivent les renier à leur tour en quittant les rangs de ces organisations devenues scélérates. Une refonte du syndicalisme serait souhaitable à l’heure où l’intersyndicale a fait quelques preuves avant de sombrer dans une grotesque manipulation. Mon rôle, ici, a été de dénoncer la violence structurelle autant de l’économie que du politique.
A t-on le droit d’informer ? Wikileaks recueille et publie des documents présumés confidentiels qui ont une importance avant tout éthique ou historique. Wikileaks a publié sur le web des vidéos et des documents qui montrent un autre visage des guerres en Irak et en Afghanistan. Mais la publication d’échanges confidentiels entre diplomates a indisposé certains Etats. Une plainte de deux femmes a été déposée contre Julian Assange qu’i les a fréquenté cet été en Suède. Assange est l’Australien de 39 ans qui dirige Wikileaks. Il s'est rendu lui-même à la police britannique, qui l’a emprisonné. Cette plainte serait liée à la divulgation de documents diplomatiques américains. En prison Assange a déclaré à sa mère : "Nous savons maintenant que Visa, Mastercard, Paypal et d'autres sont des instruments de la politique étrangère américaine. » Ces trois banques ont cessé de transférer des dons financiers faits à WikiLeaks. Des cybermilitants ont riposté en bloquant les sites Internet de ces entreprises. Eric Besson, ministre français chargé de l'Economie numérique, a demandé le 3 décembre au Conseil général de l'Industrie, de l'Energie et des Technologies d'indiquer au plus vite les moyens de mettre fin à l'hébergement du site WikiLeaks en France, au motif qu'il violait le secret diplomatique. La décision sera prise prochainement. Andrew Rasiej, co-fondateur du blog techPresident.com déclare : « J'espère que quand tout se sera calmé, le gouvernement (américain) reconnaîtra qu'il doit faire des efforts en matière d'ouverture et de transparence et qu'il ne doit utiliser le secret qu'en de rares occasions". James Lewis, expert en cyber-sécurité remarque que l'avenir pourrait s'assombrir pour WikiLeaks, cerné de toutes parts par des gouvernements aux moyens colossaux. Rappelons que la Société Des Nations avait trois buts fondamentaux, dont celui d’abolir la diplomatie secrète. Une pétition en faveur d’Assange circule sur Internet.
* Notes : Rapport du Conseil Économique, Social et Environnemental, 2009, présenté par Mme Monique Bourven et M. Yves Zehr.
John Paulson, diplômé de Harvard est un milliardaire qui a augmenté sa fortune grâce aux subprimes. Paulson & Co détient des participations dans plusieurs banques américaines et même 2% de Renault. Il a récemment fait parler de lui en accordant 1,5 million d'euros à la nouvelle fondation Carla Bruni-Sarkozy à New-York.
Fabrice Tourre trader français basé à Londres chez Goldman Sachs est un centralien diplômé de Stanford. Selon le Wall Street Journal, Tourre à 30 ans, aurait touché 2 millions de dollars en 2007. En janvier 2007, Tourre écrit à son amie que le marché immobilier « est sur le point de s'effondrer ». Un mois plus tard il rédige un document de 65 pages créant le fond Abacus 2007-AC1 à destination de la clientèle d'investisseurs.
Autres sources : Le Monde.fr ; Echos.fr ; lefigaro.fr ; radio-canada.ca ; lesechos.fr ; agence AFP

10 février 2009

Présentation de l'essai : Guide de la Révolution non-violente




Auteur :
Jean-paul Alonso (conférencier sur la non-violence et Gandhi)

Référencements : BNF - Electre – Chapitre.com - Priceminister.com

Recommandations : La présentation complète du sujet de la non-violence politique fait de cet essai un ouvrage de référence, qui est recommandé par les spécialistes tels François Vaillant, philosophe, rédacteur en chef de la revue Alternative non-violente (été 2009, voir page 2), Jean-Marie Muller, philosophe de renommée internationale, directeur à l’Institut de recherche sur la résolution non-violente des conflits, Raoul Marc Jennar, politologue auprès de l’ONU, et l’historien saintais Henri Texier.

Rapport qualité-prix : Son format de poche, son bandeau qui annonce le bon accueil des spécialistes, la quantité d’informations qu’il contient, pour un prix de 10 euros, le rendent très attractif. Il est imprimé avec la police de caractère « Arial 9 » sur du papier recyclé et de l’encre végétale pour respecter l’environnement.

Résumé : La non-violence politique est un outil destiné à la société civile pour lutter contre les dérives autoritaires d’un Etat ou d’une tutelle quelconque, qui enfreint les droits fondamentaux de la personne humaine ou de la nature. Ce guide est destiné aux personnes qui s’intéressent aux sciences politiques ou humaines, et qui veulent comprendre la pensée de Gandhi. Il présente les outils et les stratégies utiles aux luttes non-violentes. Le 1er chapitre dresse un constat de la civilisation occidentale, qui vit aux dépens des pays du Sud, tout en menaçant l’équilibre écologique de la planète. Le 2ème chapitre expose la non-violence au regard des religions et du droit et trace 20 portraits d’activistes non-violents (Thoreau, Tolstoï, Lecoin, Giono, del Vasto, King, L'abbé Pierre, Chavez, Rabhi, Bové, etc.) ; il donne aussi une biographie politique de Gandhi, puis présente en 29 paragraphes les différentes techniques de lutte non-violente (la désobéissance civile, la cohésion des manifestants, l’obstruction et les interpositions, les marches, les manifestations, le boycott, la grève de la faim, le programme constructif, etc.). L’auteur réactualise le testament spirituel de Gandhi pour illustrer l’esprit qui sous-tend les luttes non-violentes. Le 3ème chapitre propose des exemples d’actions non-violentes individuelles avec une charte du consommateur, et collectives avec un plan en 8 étapes.

Distributeurs : ISBN : 978-2-9525139-1-3

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  • Jean-paul Alonso 10, rue Aliénor d'Aquitaine 17100 Saintes tél : 06 27 07 28 39 mailto : jean-paul.alonso@hotmail.fr

Conditions :

Date de parution : décembre 2008

Prix public : 10 euros (1,7 euros de frais de port jusqu'à 2 livres pour la France)

Remise libraire : 30% (progressif avec la quantité)

Format : Poche 12 x 18cm

Le livre contient : 140 pages, 140 citations, 376141 caractères et espaces, plus de 50 références bibliographiques.

Événements : l’auteur assure conférence, présentation-dédicace, interview, conseils.



Voici le sommaire avec des extraits du livre :

Résumé au dos du livre :
Gandhi écrit au sujet de la non-violence : « Je l’ai présentée comme une méthode politique destinée à résoudre des problèmes politiques » et Nehru écrit au sujet de la libération de l’Inde : « On a dit que l’action non-violente était une chimère ; elle a été, ici, le seul moyen réel d’action politique. »
César Chavez écrit : « Nous ne sommes pas non-violents parce que nous voulons sauver notre âme. Nous sommes non-violents parce que nous voulons obtenir la justice sociale pour les ouvriers. Qu'importe aux pauvres que l'on construise d'étranges philosophies de non-violence, si cela ne leur donne pas de pain. »
La croissance du produit mondial brut illimitée imposée par le libéralisme économique, sur une terre aux ressources limitées et à la démographie croissante, nous conduit dans une impasse humanitaire et écologique généralisée à brève échéance. Pour que le Nord vive dans l’opulence et le gaspillage, un milliard de personnes restent dans le sous-développement et cent mille d’entre elles meurent chaque jour de faim et de maladie.
Un autre monde est possible et souhaitable ; pour l’atteindre, nous devons échapper à la manipulation mentale de masse exercée par les profiteurs qui nous poussent au productivisme et au consumérisme pour s’enrichir. Pour cela, nous devons éradiquer la violence qui est en nous en retrouvant les vraies valeurs du bonheur et du partage. Nous devons mener des combats non-violents de masse pour établir la justice sur terre. Cet essai présente les outils et un plan pour mener une Révolution non-violente planétaire.

Introduction :
« Je ne désire pas qu’un seul être me suive, si je n’ai pas fait appel à sa raison. » Gandhi* 14 juillet 1920, journal Young India.

Le premier chapitre de cet ouvrage intitulé « Le constat », dresse le triste portrait de la civilisation occidentale, en rapportant le discours d’Evo Morales tenu en 2007 à l’ONU, et la contribution que j’ai écrite en 2007, intitulée « La décroissance économique pour une politique non-violente ». J’ai ajouté un article sur la « crise économique » 2008. Le deuxième chapitre, intitulé « Les outils », expose l’évolution de la non-violence à travers les religions, le droit, des portraits d’activistes et leurs combats, une biographie de Gandhi, puis présente les différentes techniques de résistance non-violente (grève, boycott, marche ou défilé, etc.). La non-violence politique est un outil pour lutter contre les dérives autoritaires d’un Etat ou d’une tutelle quelconque, qui enfreint les droits fondamentaux de la personne humaine, de la nature ou des animaux. C’est une stratégie individuelle ou de masse, qui, sans user de la violence, cherche à faire plier l’adversaire en refusant de collaborer avec lui. Elle interpelle nos concitoyens par tous les moyens non-violents possibles. Cette deuxième partie présente aussi Les lettres à l’ashram de Gandhi*, que j’ai réactualisées, ainsi qu’une méthode psychophysiologique pour atteindre la maîtrise de soi, afin d’améliorer son existence et de mener les luttes non-violentes. Le troisième chapitre, « Le combat », relie le sujet, qui est la non-violence, à son objet politique, en proposant des actions individuelles et collectives pour remédier aux abus et aux violences des lobbies et de l’Etat. Vous y trouverez une charte du consommateur responsable et un plan révolutionnaire.......


Chapitre I : Le constat

I-1- Discours d’Evo Morales à l’ONU

I-2- La décroissance économique pour une politique non-violente


I-3- La « crise financière » de 2008

Chapitre II : Les outils

II-1- La non-violence : origine - domaine d’application - religion – droit
– ONU – histoire – dissuasion et résistance – Etat

extraits :


II-1-7- La grève générale pour la paix internationale

Après la reconnaissance du droit syndical en 1884, la Confédération générale du travail est créée en 1895. En 1906, la CGT adopte la « charte d’Amiens » qui supprime le lien organique entre partis politiques et syndicats. Cependant, les anarcho-syndicalistes et les socialistes de l’époque s’entendent sur les moyens à mettre en œuvre pour mettre un terme aux guerres en Europe. Les socialistes Jean Jaurès et Édouard Vaillant font adopter la même année par la SFIO la nécessité d’une action contre la guerre dans chaque pays, début de citation : « par tous les moyens depuis l’intervention parlementaire, l’agitation publique, les manifestations populaires jusqu’à la grève générale ouvrière et l’insurrection. » Cette position valut à la SFIO les vives attaques de la grande presse possédée par les grands propriétaires. Les socialistes partisans de Jules Guesde considéraient qu’il n’y avait pas lieu de combattre le militarisme et le capitalisme séparément. (13)...........

II-1-8- La dissuasion et la résistance civiles non-violentes

...... La sécurité d’un pays, d’une nation, face à des agresseurs potentiels s’obtient par la dissuasion. Cette stratégie doit faire en sorte que les pertes engendrées par une éventuelle agression soient supérieures aux profits économiques, politiques et idéologiques de soumission escomptés par les agresseurs. La dissuasion militaire, par exemple nucléaire, élève le facteur coût en opposant une puissance de frappe redoutable qui fait appel à de lourds moyens de recherche, lesquels précisons-le, sont à la charge des contribuables. Ce genre de dissuasion armée n’est pas prévu pour faire échec aux facteurs politiques et idéologiques de soumission, contrairement à une autre approche non militarisée, qui consiste en une dissuasion civile. Cette dernière repose sur une résistance civile non-violente de toute la population du pays à ses agresseurs. Elle devrait faire appel à un service civil adéquat, organisé par un ministère non-violent et sans arme de la Défense de la Liberté. Non seulement la violence ne peut pas maintenir une paix durable, mais de plus elle est ruineuse en armes et en armées, et souvent en dégâts civils collatéraux, humains, matériels et écologiques. L’Etat et la population doivent sortir du paradigme qui confond le pouvoir avec la force et la force avec la violence. Pour cela, nous devons retenir que le terme « non-violence » n’est pas synonyme de « pacifisme » et encore moins de faiblesse et d’absence de pouvoir........On comprend que les gouvernements des pays, qui s’inscrivent à l’intérieur du paradigme de la pensée unique, qui repose exclusivement sur la violence, ne soient pas disposés à former leur population civile à résister à l’oppression par des techniques non-violentes. Elles ont trop peur que ces instruments ne se retournent contre leur propre autoritarisme et que les peuples ne disposent un jour enfin d’eux-mêmes.

II-2- Portraits de vingt activistes non-violents
(Erasme, Marie-Olympe de Gouges, Henry-David Thoreau, John Ruskin, Léon Tolstoï, Romain Rolland, Louis Lecoin, Jean Giono, Vinoba Bhave, Lanza del Vasto, Martin Luther King, Rosa Parks, Jacques Pâris de Bollardière, L'abbé Pierre, Nelson Rolihlahla Mandela, Albert Jacquard, César Estrada Chavez, Pierre Rabhi, Coluche, José Bové (Joseph), Liste des Prix Nobel de la Paix qui ont mené des luttes non-violentes)

II-3- Petite biographie politique de Gandhi (23 pages)

II-4- La boîte à outils de l’activiste non-violent (grève, boycott, ...)

II-5- Les lettres à l’ashram (présente la philosophie de Gandhi réactualisée pour le 21ème siècle)

II-6- La non-violence personnelle ou la méditation positive

Chapitre III : Le combat

III-1- La charte du consommateur responsable

III-2- Appel à la révolution non-violente planétaire

Repères bibliographiques (fin)



Les internautes peuvent le commander sur
:
http://www.priceminister.com

http://www.chapitre.com

Jean-paul Alonso
10, rue aliénor d'aquitaine
17100 Saintes
tél : 06 27 07 28 39
Président fondateur de l'association pour la non-violence et la solidarité
auteur et conférencier sur la non-violence politique
http://www.non-violence-solidarite.blogspot.com



********** REVUE DE PRESSE **********


Jean-Paul Alonso dédicace son essai Guide de la révolution non-violente toute la journée samedi 18 juillet, de 10 h à 19 h au Forum, place Centrale. Partant du déséquilibre qui existe dans les rapports Nord-Sud, l'écrivain originaire de Saintes propose « des outils pour changer les choses ». Il consacre dans son ouvrage plusieurs chapitres à « l'histoire de la non-violence et celle de ses penseurs », d'Olympe de Gouges à Jean Giono, en passant par Léon Tolstoï. Sans oublier Gandhi, qui a popularisé le concept : « Il avait tout dit, mais il n'a pas été compris et il a été utilisé par son entourage. » Le livre de Jean-Paul Alonso est d'ailleurs dédié à l'homme politique indien. Pour lui, « la révolution du système ne doit pas passer par les armes et doit avant tout se faire par une prise de conscience ».


***l’Echo des Arènes (août 2009) ***

C’est à Saintes que Jean-Paul Alonso, auteur et conférencier sur la non-violence et Gandhi, président de l’Association saintaise pour la non-violence et la solidarité, est venu terminer d’écrire son dernier livre. Pourquoi Saintes ? « Je suis tombé amoureux de Saintes à l’été 2007, depuis j’y vis et j’écris en contemplant l’église Saint-Pierre et les tuiles rondes de la vieille ville ». Pourquoi le sujet de la non-violence ? « J’ai travaillé pour le domaine spatial et je suis l’inventeur d’une théorie des réseaux, mais je suis avant tout poète. Alors je suis passé de l’autre côté du miroir des mots, pour essayer d’engendrer la vraie beauté en commençant par participer à la construction d’un orphelinat en Inde et secourir des personnes sans abri en région parisienne. Puis, j’ai réfléchi aux moyens d’atteindre un monde globalement meilleur. J’ai trouvé la réponse chez Gandhi. » Dans ce livre l’auteur réactualise la pensée de Gandhi pour le 21ème siècle. Un travail de 3 années, qui a été plébiscité dans le numéro de juin 2009 d’Alternatives non-violentes, la revue de l’Institut de recherche sur la résolution non-violente des conflits (irnc).


***Alternatives non-violentes (juin 2009) ***

Voici cette recension présente sur le site de Non-violence XXI : « Ce petit livre, au titre alléchant, est étonnant. (…) Ce guide de la révolution non-violente se veut être un essai à la mémoire de Gandhi. Il présente l’avantage de faire le lien entre le besoin d’une décroissance économique, sereine et raisonnable, et le choix des méthodes d’action non-violente. De plus, une vingtaine de grandes figures de la non-violence sont présentées avec finesse et exactitude. Le lecteur trouve ainsi rassemblées (pp 57-81) la vie et l’œuvre d’Érasme, Thoreau, Ruskin, Tolstoï, Lecoin, Lanza del Vasto, de Bollardière et même Coluche ! Une biographie politique de Gandhi vient ensuite. La justesse et la concision des propos emportent l’adhésion de tout connaisseur. Puis la description des méthodes de l’action non-violente (pp.81-118) font de ce livre un écrit essentiel à qui veut découvrir sérieusement les bases et les grandes actions non-violentes. Cet ouvrage inattendu, d’un auteur inconnu d’ANV, montre à l’évidence que la non-violence est à l’ordre du jour. Les thésards, notamment amoureux de recherches sur la Toile, seront aux anges, comme tous ceux passionnés par elle, tant le lecteur trouve également dans ce livre l’indication de site à explorer pour approfondir les potentialités éthiques et politiques de la non-violence. Un ouvrage vraiment étonnant ! » François Vaillant, philosophe et rédacteur en chef d’ANV. Plus récemment, cet essai a reçu l’approbation de Jean-Marie Muller, philosophe de la non-violence, directeur de recherche à irnc, du politologue Raoul Marc Jennar et de l’historien saintais Henri Texier.


***Paris Normandie (12 mai 2010) ***

«Changer par la conscience»

DEDICACES. Jean-Paul Alonso, auteur du Guide de la révolution non-violente, était au Forum vendredi dernier.

L'auteur assure que pour changer la société actuelle, la prise de conscience a plus d'effet que la violence

L'auteur assure que pour changer la société actuelle, la prise de conscience a plus d'effet que la violence politique

Le guide de la révolution non-violence, à la mémoire de Ghandi, c'est l'essai de Jean-Paul Alonso. L'auteur était en dédicace, vendredi dernier à Forum. « Ce livre est parti de la révolte que je ressentais par rapport à ce qui se passait dans mon entreprise où l'on cassait l'emploi. »
L'auteur travaillait dans le domaine civil spatial quand il est licencié en 2005. Comme lui, des centaines de personnes sont touchées. « Personne n'en a parlé. Cette omerta m'a choqué. » Cet écrivain amateur a donc décidé de devenir professionnel et de transmettre un message de citoyen aux citoyens. « Mon message est non violent. Un autre monde est possible et souhaitable. On peut changer la société par la conscience, un meilleur comportement citoyen. La prise de conscience de la population a plus d'effet que la violence. » Il présente donc dans cet essai les outils et un plan pour une révolution non-violente planétaire.

Réactualiser la pensée de Ghandi
Son maître à penser est Ghandi : « Par la non-violence il a mis fin à la domination britannique. Je réactualise sa pensée pour le XXIème siècle. » Pour l'auteur, il y a deux manières de changer le monde actuel : par le peuple et par les institutions. C'est pourquoi son prochain livre traitera de la problématique suivante : comment faire des institutions non violentes. Jean-Paul Alonso, qui se dit révolté depuis qu'il est petit en devenant végétarien à 15 ans et objecteur de conscience à 18 ans, n'a pas pour prétention de changer le monde, il tient juste à aller au bout de ses idées.
Vendredi soir, après la séance de dédicaces, une conférence-débat était organisée sur le thème de la non-violence et la citoyenneté.

Avertissements : Les autres rubriques du blog ne sont pas des extraits de mon essai, et leur qualité n'est pas littéraire. Mon essai a été corrigé par une agrégée de grammaire.